Neuf CRS devant la justice aujourd'hui pour le tabassage du Burger King. Mais le tabassage beaucoup plus grave de Mehdi K. au 49 rue de Berri...sans suite judiciaire ?
(Vincent de Blois le 9 février 2026)
Rue de Berri, 1er décembre 2018, non loin de l'arc de Triomphe, Acte III des Gilets Jaunes. Une dizaine de policiers casqués et équipés de boucliers passent à tabac - à ce niveau de violence, ne peut-on pas parler d'une tentative de meurtre ? - un jeune homme de 21 ans rue de Berri. Il s'agit de Mehdi K, et la boutique devant laquelle il est roué de coups est facilement identifiable.
Pourquoi l'identification de la boutique "du tabassage" est-elle importante ? parce que Le Monde et Libération ont affirmé qu'un autre homme aux cheveux plus clairs a été interpelé rue de Berri, ce qui leur a permis d'écrire : "aucun élément ne permet de confirmer, pour l’instant, qu’il (ndlr Mehdi K.) est bien l’homme qui a été filmé rue de Berri". (même pas la vidéo du tabassage au visage, ni la fracture de l'orbite oculaire constatée à l'hôpital !).
Libération et Le Monde ont-ils intentionnellement voulu que l'on confonde ces deux affaires, afin de jeter un doute sur l'identité du tabassé !? Plusieurs éléments incitent à le penser :
D'abord la vidéo du témoignage de Mehdi K. sur son lit d'hôpital, dans laquelle il raconte ce qui s'est passé. Un témoignage sincère qui "colle" à la vidéo du tabassage et à la réalité de ses blessures. Une vidéo estampillée "Le Monde", toujours présente sur youtube, mais que le journal a choisi de masquer : (Vidéo non disponible, cette vidéo est privée) .
Deuxièmement, parce que malgré ce témoignage accablant pour les policiers, on est venu montrer à Mehdi K. la vidéo de l'arrestation de cet autre homme pour lui demander s'il se reconnaissait et s'il portait un sac-à-dos ce jour là ! Ce à quoi, évidemment, Mehdi K. a répondu par la négative, puisqu'on lui montrait l'arrestation d'un autre homme ! Le minimum déontologique pour un journaliste, aurait été de lui montrer les deux vidéos du 49 rue de Berri, et de lui demander s'il se reconnaissait sur l'une d'entre-elles !
Troisièmement l'insistance du Monde, secondé par Libération, à ternir la réputation de la vidéo du tabassage. Le journal la dit d'abord "tournée la veille par un riverain en marge des manifestations, puis relayée par le journaliste Nicolas Grégoire", avant d'affirmer le contraire : "Non datée au départ et non sourcée - on ne connaît d’ailleurs toujours pas l’auteur du film -, la vidéo ne permet pas d’identifier avec certitude la personne rouée de coups" ! Mais pour en connaître la source ne suffit-il pas de demander à Nicolas Grégoire ? A-t-on d'ailleurs besoin connaître l'auteur du film, dès lors qu'il est établi que le film a bien été tourné rue de Berri, et de toute évidence le samedi ? (aucun acte des gilets jaunes n'a eu lieu le vendredi)
Quatrièmement parce que seules les blessures de Mehdi K., notamment la fracture du plancher orbital constatée à l'hôpital, sont cohérentes avec les coups donnés dans la vidéo du tabassage. L''autre homme n'ayant pas ou peu été blessé, il faut faire preuve d'une totale mauvaise foi pour supposer que c'est peut être lui, qui aurait reçu ces coups !
Il donc honteux pour ces deux journaux d'avoir propagé ce doute, devant tant d'évidence, et avec une telle absurdité !
Y-a-t-il un juge d'instruction pour se saisir de cette affaire, qui ne semble vraiment pas très compliquée ?!! Pourquoi les choses trainent-elle comme ça à l'IGPN ? C'est indigne d'un pays démocratique qui se dit civilisé !
Snap posté le 2 ou le 3 décembre par Mehdi K depuis son lit d'hôpital