Hausse du prix des carburants ! une TOUTE PETITE IDEE de ce que sera le "PEAK OIL"
(Vincent de Blois, le 05 juin 2026)
Patrick Pouyanné, Président de Total Energies
En 2023, les 101 279 employés de Total Energies réalisaient déjà un bénéfice de 20 milliards d'€, soit près de 200 000 € de bénéfice par employé ! A titre de comparaison, et en prenant un secteur où la demande est excellente pour que la comparaison vale quelque chose, 40 000 € de bénéfice annuel est considéré comme un bon résultat pour une entreprise employant 4 charpentiers, soit environ 10 000 € de bénéfice par employé.
10 000 € de bénéfice par employé (chapente) contre 200 000 € (pétrole) : les employés de Total Energies seraient-ils 20 fois plus travailleurs ou 20 fois plus compétents que leurs homologues charpentiers ? Evidemment non ! Ce rapport de 1 à 20 traduit d'avantage une différence dans le volume de la demande, plutôt qu'une différence de compétence ou de travail. Les gens qui se construisent une maison ne font fabriquer qu'une seule charpente dans leur vie, tandis que 39 millions de véhicules font le plein au moins une fois par mois (dont 10 millions au moins une ou deux fois par semaine !).
Les hommes politiques et les économistes qui vantent les résultats de Total énergies, en évoquant "l'excellence de l'entreprise" ou "un champion national" devraient donc en rabattre un peu dans leurs louanges. Quel est le mérite réel de Total Energies, si ce n'est de chevaucher un tel "monstre" de demande (1) ? malheureusement pour le consommateur, quand l'offre de pétrole se ralentit, ce qui est le cas en ce moment à cause du bloquage du détroit d'Ormuz, alors la demande en pétrole ne peut plus être fournie aussi facilement. On entre alors dans une période de "tension", durant laquelle la demande excède l'offre ce qui tire mécaniquement le prix du baril vers le haut, et les bénéfices du secteur pétrolier associés à ce prix.
Cette "tension" du marché profite déjà beaucoup à Total Energies. Ses bénéfices sur le premier trimestre approchent déjà 6 milliards, mais ce n'est pas la fin de l'histoire. Patrick Pouyanné SAIT que le moment approche où le prix du baril va augmenter non pas de 20 ou 30% comme en ce moment, mais se multiplier par 2, puis 5... ! Cette rupture se produira quand l'offre de pétrole ne sera plus seulement ralentie, mais interrompue pour une partie de la demande. Lorsqu'une part de la demande mondiale ne sera plus fournie, alors le pétrole changera de STATUT. La frustration de ne pas pouvoir en obtenir fera tripler, décupler, voire centupler son prix, pour la même raison qu'un silex ne vaut rien par rapport à une émeraude, parce qu'il y a abondance de silex, mais pas assez d'émeraudes pour tout le monde. C'est ce moment que Patrick Pouyanné à la tête de Total Energies attend , et qu'on appelle le "Peak Oil"; Ce moment où la totalité de l'offre ne fournira plus toute la demande. Total énergies, ainsi que les autre acteurs du secteur pétrolier et tous leurs actionnaires toucheront alors le Jackpot !
Notre classe politique, bien malheureusement, n'a pas pris la mesure du danger que peut constituer ce moment de pénurie, qui arrivera à coup sûr, les découvertes de champs pétroliers se faisant plus rare, et l'extraction de plus en plus difficile. Il ne reste donc plus qu'à attendre qu'il se produise, avec toutes les conséquences sociales que l'on observe déjà, à toute petite échelle, avec le blocage du détroit d'Ormuz. Devons-nous accepter que le marché du pétrole nous conduise ainsi à la catastrophe sociale, comme les bêtes à l'abattoir ? Notre seule porte de sortie serait de faire diminuer drastiquement la demande, or notre demande en hydrocarbures a même augmenté en France entre 2015 et 2025 : +9% pour le pétrole, + 4% pour le gaz !
C'est AVANT que cette pénurie n'arrive qu'il faut réagir, d'abord en prenant le temps de l'expliquer à toute la population, puis en réfléchissant comment nous pourrions prendre le taureau par les cornes, et faire évoluer les choses avec ces multinationales, qui restent intéressées par notre marché !
(1) Demande énorme et constante que rien ni personne ne tente de décourager,sauf peut être l'Etat, qui fait ajouter son petit message "pour les petits trajets, préférez la marche ou le vélo" à la fin des pubs pour les SUV ! interdire la pub pour les voiture de plus de 1 tonnes aurait eu plus d'effet !
(2) En 1974, le prix du baril était à 11,65 $, soit environ 58,25 francs de 1974, équivalant à environ 53 € de 2025. Un prix du baril à 100 $ équivaut donc environ à 2 fois le prix de 1974