






























Voici une simulation de l'évolution de la dette publique, avec les paramètres fixés par défaut aux valeurs de 2025. En vert dans le cadre de gauche le PIB, évoluant en fonction du taux de croissance c, et en rouge la dette évoluant selon ses 2 paramètres r et db : r = taux d'intérêt moyen à 10 ans, db = le déficit du budget de l'année précédente qui s'ajoute à la dette recalculée.
Bientôt à l'Assemblée Nationale va s'ouvrir le débat (et la foire d'empoigne) sur le budget. Disputes totalement inutiles, comme vous pourrez le voir en expérimentant sur 5 ans, car même en fixant le déficit budgétaire à 0% du PIB, la dette publique et les intérêts continuent de croître, aussi longtemps que le taux d'intérêt r reste supérieur au taux de croissance du PIB c. Or nous n'avons aucun moyen d'infléchir r qui s'est depuis peu établi à 4, voire 5%. Quant au taux de croissance c, quel évènement miraculeux nous permettrait d'espérer qu'il dépasse 2% cinq années d'affilée ?
Cet écart de 3 points entre r et c sera fatal aux services public pendant le prochain quinquennat : soit il n'y aura plus du tout d'argent pour les services publics, étant donné la ponction de ces intérêts sur les ressources de l'Etat, soit les impôts devront être augmentés de plusieurs centaines de milliards, provoquant une avalanche de fermeture d'entreprises. Même Alain Minc n'y croit plus !
Le temps est donc venu d'imaginer des réformes systémiques, car continuer dans cette direction serait suicidaire, maintenant que cet écart s'est installé avec ce niveau de dette.
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