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Les dépenses publiques en 2025 - Recettes et dépenses des administrations publiques.
Vincent de Blois, le 9 octobre 2026

Le déficit public (8,90%) n'égale pas ce qui est dépensé en subventions et en intérêt (11,21 + 3,77 = 14,98%)
voir en grand dans un nouvel onglet.
En ce début d'insurrection populaire lycéenne pour contester la dégradation des services publics, dégradation que rien ne peut justifier, le pays n'ayant jamais produit autant de richesses, il serait temps que des journalistes un peu curieux posent enfin cette question à nos gouvernants :
"M le Premier Ministre ou M le Président, POURQUOI LE DEFICIT PUBLIC EST-IL DEVENU STRUCTUREL DANS NOTRE PAYS, ALORS QU'IL NE S'EST JAMAIS PRODUIT AUTANT DE RICHESSES QUE CES DERNIERES ANNEES ?"
Le premier ministre ou le président, lui-même expert de la finance tel qu'il nous a été présenté (mais peut-être était-ce de la propagande), doivent bien y avoir réfléchi (1) et avoir une idée, depuis 40 ans que la dette progresse !
Faute d'obtenir une réponse du président ou du 1er ministre, que les lycéens qui sont invités aujourd'hui sur les grands médias posent la question aux journalistes présents, à Dréart ou à Ch. de Consigny ! exigez d'eux des réponses qui tiennent debout !
La réponse qu'il faut attendre est celle-ci. Notre économie est comme un champs fatigué, sur lequel on met de plus en plus d'engrais (subventions aux entreprises par de l'argent emprunté à un taux de plus en plus élevé), mais qui malgré cela ne produit pas les richesses supplémentaires espérées, à cause de divers problèmes qui peuvent se présenter dans le réel, comme par exemple les intempéries.
Le noeud du problème est que le risque de prêter à l'Etat (et donc le taux d'intérêt de l'argent emprunté) augmente à coup sûr, tandis que le taux de croissance ne peut qu'être espéré, du fait qu'il dépend d'une quantité de paramètres imprévisibles. On en a en ce moment un bel exemple : le blocage de 20% du pétrole au détroit d'Ormuz, impacte nos espoirs de croissance. Le cercle vicieux de la dette s'enclenche alors : à chaque fois que la réalité déçoit cet espoir de croissance, la dette augmente mécaniquement.
Le prêt est un rêve, mais ce n'est pas le seul souci. Le calcul lui-même du taux d'endettement en pourcentage du PIB est absurde. Paul Jorion explique cela en détail page 269 de son ouvrage intitulé "Misère de la pensée économique". Pourquoi le mode de calcul du taux d'endettement de l'Etat en pourcentage du PIB est-il absurde ? : parce qu'il se résout en définive au rapport de (1+r)/(1+c), où r est le taux d'intérêt moyen, et c le taux de croissance. Je le cite : "(...) la situation des Etats pour ce qui concerne leur dette se dégrade nécessairement si le taux de croissance de leur économie tombe au dessous du "coupon moyen" de leur dette souveraine. Par exemple, si le coupon moyen est de 3%, le taux de croissance devra être supérieur à 3% si l'on ne veut pas que se dégrade le taux de dette exprimé comme le veut la règle d'or. De même, si le "coupon moyen" est de 6%, le taux de croissance devra être supérieur à 6% si l'on ne veut pas que le taux de la dette exprimé dans les termes de la règle d'or se dégrade."
Peut-être un élément de réflexion, pour tous les nouveaux "Mozart" de quelque chose, que les médias détenus par les milliardaires vont bientôt essayer de nous vendre.
(1) Dans un entretien au Financial Times, Emmanuel Moulin, Gouverneur de la Banque de France, dit que la France risque d'être «étranglée par les taux d'intérêt» si elle ne redresse pas ses finances publiques.
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